07/07/2010
Par Maité KODA
ECONOMIE. L’Outre-mer au pain et à l’eau ?
La maîtrise des dépenses publiques, prônée par le chef de l’Etat concerne également les collectivités d’Outre-mer.
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Outre-mer: réductions budgétaires
La maitrise du budget et des dépenses publiques concerne également les collectivités ultramarines, ce qui inquiète l'opposition.
François Baroin s’est exprimé à l’Assemblée © RFO
L’heure est au serrage de ceinture. Les traditionnelles garden party du 14 juillet sont annulées, le train de vie de l’Etat doit être revu à la baisse. C’en est donc fini, parait-il des différents "abus" des ministres. C’est promis, les logements de fonctions prêtés à la famille et les déplacements en jets privés appartiennent à l’histoire ancienne. Le chef de l’Etat l’a clairement annoncé : il faut équilibrer le budget et réduire les dépenses publiques de 10%.
Un objectif qui implique, au delà d’un meilleur contrôle des dépenses des membres du gouvernement, une baisse des prestations sociales et la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires.
Inverser la tendance
Le ministre du budget François Baroin en a appelé à la responsabilité de chacun dans l’hémicycle mercredi. « Il nous faut un vrai changement de mentalité et d’habitudes vis-à-vis de la dépense publique. La sphère publique (…) n’est pas une ressource inépuisable. C’est de notre responsabilité que d’inverser la tendance », a-t-il souligné. (voir la vidéo)
Un message qui s’adresse à tous, notamment aux collectivités ultramarines, sommées elles aussi de faire un effort, notamment en matière d’aide à l’emploi et au logement. L’emploi, notamment reste un souci majeur pour de nombreuses collectivités ultramarines. Les chiffres du chômage aux Antilles-Guyane et à la Réunion sont parmi les plus élevés de l’Union européenne. De quoi inquiéter l’opposition.
« Pour nos collectivités, ce sont des dotations qui diminuent, à déclaré Victorin Lurel, député PS et président de la Région Guadeloupe au micro de RFO Paris. On n’ose pas le dire mais ce sont les impôts qui vont augmenter », s’indigne-t-il.
Les mesures imposées par un gouvernement bien à la peine, embourbé dans des soupçons de corruption et de favoritisme n’ont pas fini de faire grincer des dents.
